Biographie

Originaire du Saguenay-Lac-St-Jean, au Québec, Louis-Daniel Vallée à découvert la photographie par le biais de son père. Pas parce qu’il faisait beaucoup de photos ou qu’il pratiquait le métier, mais tout simplement parce qu’il avait pris le temps de faire, pour chacun de ses quatre enfants, un album photos de leurs dix premières années de vie. L’enfant de sept ans qu’il était alors, fasciné par ces objets, comprit que ces bouts de papier pouvaient représenter beaucoup plus qu’un moment du passé, que l’image en tant que telle. C’était un moyen de communication.

Le temps passa, Louis-Daniel pratique par intermittence l’art de la photographie avec des appareils argentiques complètement automatiques, à photographier tout et rien à la fois. La photographie est présente dans sa vie mais ce n’est pas encore ce qui le défini.

Suite à une immersion anglaise aux États-Unis, à la fin de son secondaire, il découvre le plaisir de voyager. C’est pourquoi il s’inscrit en techniques de tourisme au cégep de St-Félicien. Suite à cette formation, il s’installe à Montréal et y déniche un emploi comme agent de voyage.

Après quatre années à travailler dans un bureau, l’envi de changement et le besoin d’une dimension plus artistique l’envahi. Il décida donc d’essayer la technique d’architecture au cégep du Vieux-Montréal. Les côtés créatif et cartésien de cette discipline l’interpellaient. Toutefois, à la même époque, il rencontra celui qui deviendra son partenaire d’affaire dans une entreprise de création joaillière. Un domaine qui correspondait aux aspirations auxquelles il tendait.  Cette union professionnelle, qui durera pendant quinze ans, lui permit de développer son côté artistique et manuel. Suite au besoin de faire des photos de bijoux pour l’entreprise, il décide de passer au numérique en s’achetant son premier appareil avec fonctions entièrement manuelles, un Canon 5D MarkII. C’est la révélation, enfin la liberté de jouer avec l’ouverture, la vitesse et la sensibilité. C’est à ce moment qu’il prit vraiment goût à approfondir, de manière autodidacte,  la seule chose qui l’avait suivi tout au long de sa vie, la photographie.

Les années qui ont suivies, furent pour Louis-Daniel Vallée des années d’explorations photographiques. En passant de l’autoportrait au reportage, de la macrophotographie à l’architecture, des paysages aux objets, de la nouvelle-topographie à l’abstraction, il cherche à connaître ce qui l’attire vraiment. 

En 2018, après avoir été photographe amateur pendant trente ans, il décide finalement de s’inscrire en photographie commerciale du Collège Marsan, à Montréal. Cette formation viendra confirmer son désir de pratiquer la photographie de manière professionnelle.

Depuis janvier 2019, il est photographe pour l’agence Immophoto.

Démarche Artistique

Dans une quête identitaire, j’aspire, par le biais de la photographie, à exprimer qui je suis et à devenir une meilleure personne. Témoigner du travail et de la présence de l’humain sur la planète, que ce soit les conséquences de ses gestes ou ses réalisations les plus positives, est pour moi une motivation et une manière d’en apprendre d’avantage sur nous. Je souhaite mettre en relief les agissements et les actions de l’humain face à son environnement.    

Le regard que je pose sur ce qui m’entoure tend à vouloir faire ressortir le côté plutôt structuré et graphique des choses. Les textures, les couleurs, les formes, les jeux d’ombres et de lumière, sont pour moi des outils pour illustrer une situation, un lieu, un sentiment. Utiliser ces différents outils me permet d’établir un lien plus direct et fluide avec la perception que j’ai de mon environnement; qu’il soit naturel ou bâtit.

Que ce soit pour les domaines de l’architecture (design, immobilier, chantier), de reportages, de la photographie de rue, de voyages, de placement de produits, de reproduction d’œuvres, de nouvelle topographie, de recherches personnelles, j’essai de toujours trouver une manière d’établir une réelle connexion avec le sujet.

La présence de l’humain dans ma photographie est plutôt accessoire. Il est plus intéressant pour moi de poser mon regard sur l’évocation de l’humain que sur lui directement. Quel est son impact environnemental, visuel, physique, sur ce qui se trouve autour de lui.

Je vais parfois me diriger vers l’autoportrait lorsque j’ai besoin d’exprimer une pensée plus personnelle ou un sentiment qui m’habite. Me mettre en scène de la sorte me donne l’impression d’extérioriser réellement mes émotions. Le fait de pouvoir regarder l’image de celles-ci, ça me donne l’impression que je peux leurs faire face et les apprivoiser; pour mieux les vivre.